Le principal rival de Vinted sur le marché de la seconde main

43,2 milliards d’euros : voilà le poids vertigineux du marché européen de la seconde main en 2023, d’après ThredUP. En France, près de 20 % des vêtements achetés proviennent désormais de plateformes dédiées à la revente. Les acteurs se multiplient, alors que les grandes enseignes textiles voient leurs ventes de neuf piquer du nez.

Année après année, les plateformes de seconde main grappillent des parts de marché, emportées par la quête de bonnes affaires et le souci croissant de préserver la planète. Ce mouvement transforme en profondeur les habitudes d’achat, bousculant les repères entre distributeurs historiques et nouveaux venus.

Pourquoi la seconde main séduit de plus en plus dans la mode

Certains chiffres résonnent comme de véritables signaux. En France, selon l’Institut français de la mode, un vêtement sur cinq vendu aujourd’hui relève déjà de la seconde main. Ce bouleversement ne se limite pas à l’Hexagone : le marché de la mode seconde main explose à travers l’Europe, alors que les mentalités s’adaptent aussi vite que les statistiques grimpent.

La revente de vêtements s’est installée dans les habitudes, combinant économies et préoccupations environnementales. Désormais, acheter des articles seconde main ne se cantonne plus au vintage réservé à quelques initiés. Applications mobiles, plateformes spécialisées et réseaux sociaux multiplient les portes d’entrée, facilitant les échanges et encourageant la circulation d’articles longtemps invisibles.

Les motivations pullulent : limiter son impact environnemental, libérer ses placards des pièces délaissées ou encore chasser la perle rare introuvable ailleurs. L’occasion ne colle plus à l’image de vêtements défraîchis : elle incarne la singularité et, parfois, une élégance discrète, bien loin des friperies poussiéreuses d’autrefois.

Pour saisir la dynamique, voici les facteurs majeurs qui poussent le secteur :

  • Les jeunes générations s’approprient la seconde main, riches de réflexes digitaux et avides de renouvellement.
  • Le goût du vintage séduit également un public d’initiés, avide de pièces avec une histoire.
  • Les enseignes textiles traditionnelles réagissent et intègrent la revente à leurs modèles pour ne pas perdre la main.

Peu à peu, le cycle de vie des vêtements s’étire et se diversifie. Finie la logique unique d’acheter-porter-jeter : la rotation et la réinvention dominent.

Vinted face à ses rivaux : qui sont les acteurs incontournables du marché ?

Impossible d’ignorer Vinted quand il s’agit de marché de la seconde main. La plateforme lituanienne s’est imposée sur toute la catégorie vêtements d’occasion et accessoires, surfant sur une communication directe, une interface limpide et un flux d’utilisateurs croissant. Mais sur le secteur, une autre force émerge : Vestiaire Collective.

Vestiaire Collective s’adresse à un autre public et frappe fort sur le luxe pre-owned. Ici, exit la pièce lambda : cachemire, sacs de créateur, collections convoitées. L’authenticité et la sélection font loi. La plateforme, fondée en 2009, s’est hissée en repaire des connaisseurs en quête de rareté et de qualité, un contraste net avec la logique d’accumulation.

Mais la compétition ne s’arrête pas à ce duel. Les réseaux sociaux transforment la donne. Ventes en direct sur Instagram ou TikTok, pages Marché sur Facebook : la frontière entre revente entre particuliers et animations de communauté se brouille. Certaines grandes enseignes, comme les Galeries Lafayette, lancent leurs propres espaces pour recapter le flux de clients.

Pour mieux comprendre le paysage, citons les lignes de force les plus visibles :

  • Vinted investit le terrain par le volume, la diversité et une accessibilité imparable.
  • Vestiaire Collective occupe la référence incontestée du luxe vestiaire, du haut de gamme et du pre-owned.
  • Des modèles hybrides naissent, brassant plateformes, enseignes, influenceurs et créant un marché en perpétuelle recomposition.

Le principal rival de Vinted, c’est donc Vestiaire Collective. Mais rien n’est figé : de nouveaux visages et de nouveaux usages bouleversent chaque année les rapports de force.

Homme au bureau avec sneakers preloves

Avantages, limites et conseils pour bien acheter ou revendre d’occasion

Avantages : économie et circularité

Adopter la seconde main, que ce soit pour acheter ou revendre, n’a jamais été aussi pertinent. Le portefeuille respire : les articles seconde main se négocient régulièrement 30 à 70 % moins cher. Pièces premium, vintage ou trouvailles inattendues : la découverte est au rendez-vous, tout comme l’impact environnemental réduit. Chacune de ces transactions freine la surproduction textile et offre une alternative très concrète à la fast fashion.

Limites : vigilance et sélection

Toutefois, la prudence reste de mise. Parmi les revers, les contrefaçons, faux profils ou tentatives de fraude peuvent miner l’expérience. L’absence d’essayage, la qualité parfois incertaine des photos, l’état réel des articles imposent de redoubler d’attention. Les plateformes mettent en place des contrôles, mais la vigilance de chaque acheteur demeure irremplaçable.

Pour acheter ou vendre sans déboires, voici les précautions qui font la différence :

  • Lire chaque description minutieusement, interroger le vendeur si besoin, et demander des photos sous tous les angles.
  • Privilégier les systèmes de paiement sécurisés et se référer aux tendances du marché pour fixer ou évaluer un prix.
  • En mode vendeur, ne pas négliger la présentation : une lumière naturelle, un fond neutre et l’honnêteté sur les défauts jouent en votre faveur.
  • Choisir des plateformes dotées d’une modération solide, en particulier sur le luxe pre-owned ou le secteur high-tech.

La seconde main se vit avec attention mais réserve de belles surprises. Les codes du secteur changent vite, les outils aussi. Les plateformes peaufinent sans relâche leurs algorithmes pour répondre aux envies d’utilisateurs toujours mieux informés.De la pièce vintage qui refait surface au sweat récemment édité qui trouve un second souffle, chaque transaction raconte une histoire. Et demain, qui sait quel acteur ou quelle tendance viendra encore bousculer le jeu sur le marché de la seconde main ?

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